Kôtôkô : gens du porc-épic, depuis koumassi (kmt)
KAKOU Marceau a réalisé une « table de phonogrammes » permettant dâattribuer à tout Signe Sacré un son de la langue agni et dâen inférer divers sens en fonction des modulations de tons ainsi que des règles de liaison :Â
P.21 « [â¦] nous avons sélectionné un échantillon de 1000 mots égyptiens anciens de lâÅuvre du dictionnaire de Faulkner et Gardiner. [â¦] Sur les 5300 hiéroglyphes égyptiens que nous avons comptés, tous sont des mots de la langue des Akans. A lâexception de quelques uns [â¦]Â
Entre les alphabets [â¦] il se suggère des effets de ligature. On doit sâemployer, comme cette liaison se présente, à lâaccorder aux mots en question avec le ton correspondant, à lâexemple des liaisons pratiquées en toute langue. Ces liaisons achèvent la conduite structurante du mot afin quâapparaisse pour certains mots leur sens, pour la simple raison que les mots rendent compte de plusieurs objets à la fois. Seul le ton les distingue. »
P.33 « La compréhension des textes pharaoniques dans lâAgni, la langue originelle des pharaons, permet dâappréhender le fond, mieux que les traductions. [â¦] Cette langue est [â¦] avant tout une composition de rébus, de hauteur de ton, dâidéogramme et de déterminatif. Elle est surtout initiatique et proverbiale. »Â
A lâaide de sa « table de phonogrammes », KAKOU Marceau lit des graphies (groupe de Signes Sacrés) en agni ; mieux, il prononce des phrases entières trouvées dan les documents de référence, en apportant encore plus de clarté dans leur compréhension. Ainsi de la fameuse graphie KM-T (en illustration) :
- KM -> kôman : Le Signe Sacré noté en égyptologie [km], et codé I6, est décrit par lâauteur comme illustrant (p.57) « la fondation dâun reptile », notamment le dos du porc-épic. Cette description est confortée par la variante graphique plus ancienne codée I6A. Il est lu « kôman » en agni et traduit lâaptitude à décocher des flèches (alènes) face aux ennemis.
- M -> man : Quant au Signe Sacré codé G17 et noté [m], lâauteur le lit « man » en Agni
- T -> thi : Le Signe Sacré noté en égyptologie [t] et codé X1 est lu « thi » en agni
- NIWT -> Nou ei zou thi : Le Signe Sacré O49 qui est déterminatif des toponymes est lu « noue i zou thin », soit « la ville » en agni ; dit lâauteur
Pour lâensemble de la graphie KAKOU Marceau propose de lire en agni : kôman-thi. Et il précise : (P.57) « Les Kômanthi sont de nos jours une population akan vivant en pays ashanti au Ghana dans la région de Kumasi. » Il reste toutefois quâon ne comprend pas bien pourquoi la valeur phonétique agni « man » du signe G17 a disparu de la translittération finale. On aurait alors eu « Kôman-man-thi » plutôt que « Kôman-thi ». Probablement un effet des règles de liaison.
En définitive, voici encore un travail titanesque sur notre Ancestralité mené pendant de longues années par un autodidacte solitaire ; dans un contexte contemporain où la recherche en Afrique est sous domination Bwana. Lire les Signes Sacrés dans nos propres langues est absolument lâUnique Voie ; celle quâa suivie KAKOU Marceau en ce qui concerne lâAgni, avec des résultats si prometteurs.